07 février 2008
Une lycéenne au camp de nudiste (02)
Du moins je la trouvais très belle et je ne peux pas dire que je n'étais pas sensible à sa beauté mais le contexte, la lumière, les enfants nus à côté de nous, lavaient cette beauté de toute connotation sexuelle. En fait nous nous regardions à peine, notre attention se fixait sur nos regards comme si les corps étaient, par leur nudité même, gommés de nos pensées. Elle m'avait beaucoup plus excité lors de la soirée d'anniversaire: je ne bandais pas. Heureusement d'ailleurs, dans un camp de nudiste il vaut mieux éviter, c'est considéré curieusement comme une grossièreté car nous rabaissant au niveau de la bête.
De plus je devais, pour la première fois de ma vie, être vaguement amoureux.
Nous nous sommes souvent rencontrés dans le camping, soit parce qu'elle venait faire des courses (ou sous le prétexte de faire des courses) soit parce que, pendant mes heures de repos je la retrouvai sur la plage mais nos relations restaient toujours très chastes et, pour ainsi dire, désincarnées. Nous parlions beaucoup, nous riions, nous éprouvions du plaisir à être ensemble… Cette situation quelque peu étrange avait au moins l'avantage d'endormir la méfiance de ses parents qui me faisaient une confiance totale aussi quand elle émit le souhait d'aller à une fête de village et que je proposai de l'accompagner ne firent-ils aucune objection.
03 février 2008
Une lycéenne au camp de nudiste (01)
Comme je vous l'ai dit dans ma note précédente, j'avais, avant l'été, sympathisé avec une lycéenne d'un lycée différent du mien mais que j'avais rencontrée à l'occasion de la fête d'anniversaire d'un de mes camarades de classe. Nous avions bu ensemble, longuement discuté, sympathisé mais nous nous en étions tenus là…
Nous avions simplement décidé d'échanger nos adresses de vacances, à ma grande surprise, ses parents venaient régulièrement passer un mois dans un camp de nudiste de la région. Je savais que mon père y possédait un petit supermarché aussi, parmi les choix dont je disposais pour gagner quelque argent de poche, je choisis ce lieu là plutôt qu'un autre. Je dois à l'honnêteté de mes aveux — mais cela ne surprendra personne — que ce choix n'était pas dépourvu d'une certaine excitation: je pensais en effet que me retrouver nu auprès de cette lycéenne qui m'attirait, mais dont j'étais resté à une distance chaste, et qui alors se trouverait nue elle aussi ne pouvait que lever quelques inhibitions et faciliter divers rapprochements physiques. Je me trompais. Comme l'a fait remarquer (avec un peu d'animosité il faut le dire) un de mes lecteurs, les camps de nudistes ne sont pas des maisons de rendez-vous. Je ne tardai pas en effet à constater qu'au contraire, se trouver nu au milieu d'une population tout aussi dénudée a pour premier effet de banaliser les corps, les faire rentrer dans le moule d'une certaine neutralité sexuelle. Rien de tel qu'un corps en slip ou maillot de bain pour réveiller la libido, le nu n'intervient bien qu'après une première phase imaginaire or, dans les camps de nudiste, plus rien n'est à imaginer car tout est visible.
Je ne savais pas dans quelle partie du camping ses parents avaient installé leur caravane, aussi est-ce elle qui est venue me trouver dans mon petit supermarché. C'était en début d'après-midi, il n'y avait presque aucun client si ce n'est deux gamins d'une dizaine d'années qui hésitaient longuement pour savoir comment dépenser un euro en sucreries variées. Elle est entrée dans l'éblouissement du soleil extérieur qui ne me permit d'apercevoir tout d'abord qu'une silhouette nimbée de lumière, s'est avancée vers moi, a souri, m'a tendu la main. — Bonjour, comment ça va? Ça va… Notre dialogue commençait bien mal. La situation était assez étrange, j'avais rêvé de me retrouver nu avec cette fille, elle était là, nue, j'étais là, nu, nous nous regardions et nous ne nous voyons pas comme si nos corps étaient gommés, effacés par leur nudité même. Elle était belle pourtant. J'étais beau aussi comme on peut l'être à 17 ans.
22 janvier 2008
Des voitures comme objets transactionnels
Certains d'entre vous m'accusent d'être trop bavard et, comme amants ou amantes déçus, me quittent: "Je n'en peux plus, je m'en vais…" phrases du désir trahi.
Cependant vous avez raison et je ne tiens pas assez mes promesses, comme une éjaculation précoce ou un coïtus interruptus, je promets et ne finis jamais. Assez… ne plus se laisser entraîner, revenir aux fondamentaux (n'est-ce pas merveilleux la façon dont le moindre mot peut prendre une résonance érotique). Revenons…
J'ai eu dans ma vie de nombreuses voitures (une de mes lectrices perspicaces m'attribue 60 ans, c'est un peu exagéré mais bon, je ne suis plus un jeune homme même si mes expériences actuelles valent bien les anciennes, c'est vrai que je parle peu du présent: pudeur ou désir d'anonymat? A vous de voir…). La première étant, pour mes dix-huit ans, une 2CV, puis à vingt ans une petite Spitfire d'occasion offerte encore par mon grand-père. Je suis ensuite monté en puissance (c'est le cas de le dire, mais j'en parlerai en temps utile…). Mais quelle que soit la voiture que je possédais je lui ai toujours trouvé une forte charge érotique.
Pourtant mes premières expériences érotiques avec les véhicules à moteur datent de la camionnette Citroën qui me servait à achalander l'épicerie du camp de nudiste où j'ai passé les vacances d'été de mes dix huit ans. Ce véhicule, en soi, n'avait rien d'érotique, presque carré, lourd, fait de ferraille, sans presqu'aucun aménagement intérieur et pourtant…
Je vous ai déjà dit, je crois, qu'à cet âge là, si j'avais eu des expériences homosexuelles, j'avais eu peu encore de relations sexuelles aprofondies avec des filles de mon âge. Des flirts souvent, des baisers profonds, des caresses mais rien de bien sérieux si ce n'est, l'année de mes quinze ans, mon dépucelage en Angleterre dont je vous parlerai sans doute un jour (mais vous allez encore m'accuser de fantasmer alors que je m'efforce à une grande honnêteté dans cette confession érotique).
Quoi qu'il en soit j'avais, avant les vacances, fortement sympathisé avec une lycéenne mais, baccalauréat primant, nous n'étions pas allé au-delà nous contentant d'échanger nos numéros de téléphone et nos adresses de vacances.
09 janvier 2008
Zoophilie : des chiens
Depuis quelques temps de plus en plus de lectrices font, sur ce site, récit de leurs rapports avec des chiens… Il semble que cette pratique soit bien plus répandue que je n'aurais pu l'imaginer. Bien que n'ayant rien connu de tel, et pour cause (à moins que des hommes aient eu eux aussi des expériences identiques ce que j'avoue ignorer bien que je me souvienne de ce fait divers américain selon lequel un cavalier serait mort toutes viscères défoncées par la trop grande fougue d'un de ses étalons), je suis heureux de cette collaboration à mon blog que, d'une certaine façon elles enrichissent de leurs aventures car tout ce qui fait la vie des individus contribue à l'expérience collective. Et si j'en juge par les recherches qui conduisent vers mes textes, la zoophilie dans son ensemble (la "canophilie" en premier lieu — le chien passe facilement semble-t-il d'objet transitionnel au statut de confident puis à celui d'amant) a de beaux jours dans nos désirs. Le corps humain a des besoins infinis, l'imagination des hommes est sans limites, nous n'en aurons jamais fini de découvrir tous les possibles, tous les rêves et tous les fantasmes. Heureusement car c'est par eux que nous tenons. J'avoue maintenant qu'à lire ces nombreux commentaires ma curiosité est de plus en plus éveillée; mais dans ce territoire je suis vierge, quelle race de chien me faudrait-il acheter et tous les chiens acceptent-ils de partager l'amour de leur maître ou maîtresse?
Je ne peux, à la multiplication soudaine des commentaires — critiques, élogieux, dégoûtés, admiratifs, vindicatifs, apitoyés, jaloux, perspicaces, stupides, complices, haineux — que constater cela. Même quand vous me blâmez, vous me lisez.
Il y a un érotisme de la transgression. La vie sexuelle, quelle que soit la culture, étant toujours encadrée, le plaisir se révèle dans la rupture des cadres — saleté, violence, recherche de l'extrême, flirt avec la mort, dépense gratuite, négation de l'humain en nous…— pornographies, ce qui est interdit procure, du fait même de son interdiction, par cette possibilité qu'a l'homme de ne pas respecter l'interdiction, une jouissance indéniable.
08 janvier 2008
De l'amour et du sexe
Voilà un thème qu'il faudra bien aussi que je me décide à aborder un jour tant mes expériences-aventures en ce domaine m'ont laissé de souvenirs variés.
05 janvier 2008
mamma érotique cuisse sexe lèvres (4)
J'avoue que j'étais fasciné par le discours ordurier de cet élève. Je voyais alors en lui un vrai "mâle", un homme capable de prendre la femme comme un objet de jouissance et de tirer de cet objet un plaisir dénué de tout sentiment. Si j'avais eu déjà — comme je l'ai déjà raconté — de nombreuses expériences érotiques, ce récit était mon tout premier contact avec la pornographie et, comme tel il m'ouvrait des perspectives sur une terra incognita que la lecture ultérieure de Sade me permit de mieux envisager.
Je ne crois pas utile, ici, de continuer à rapporter les paroles qui furent alors dites, sa description brutale de la baise: "ça faisait flic floc chaque fois que je m'enfonçais dans sa bidoche, elle mouillait comme une source et toute cette viande dans laquelle je devais m'enfoncer était comme un ressort…", etc. Ce qui importe en effet, c'est l'expérience de vie que j'en ai tiré.
Bien sûr, comme tout adolescent, j'ai eu à entendre d'autres récits plus ou moins fantasmés d'aventures sexuelles. Pourtant, aucun ne m'a marqué comme celui-là.
12 décembre 2007
Transitions
Promis, je vais m'expliquer sur ce point mais sans votre soutien et vos commentaires même si je ne comprends pas toujours leur objet, c'est même en effet parfois un peu déprimant, vulgarités, injures, pire encore commerce et publicité prenant le pas sur la sensualité de l'échange. Mes lecteurs sont en effet eux mêmes des "objets" — que personne ne s'en offusque — transactionnels non transitionnels… Je vais m'expliquer là-dessus. J'ai commencé mais vous savez comme le temps passe et combien la vie est parfois prenante, y compris pour des activités non érotiques sans intérêt.
Transactions (première anecdote: le camp de nudistes)
Le premier objet que j'appelle "transactionnel" est la voiture: je ne peux mieux me faire comprendre qu'en révélant ici trois ou quatre anecdotes intimes.
J'ai toujours éprouvé une jouissance réelle dans l'acquisition d'un nouvelle voiture car cet objet (dont on sait, par l'impression de puissance, de domination, de jeu avec la mort, qu'il donne à celui qui le mène, que selon une approche freudienne il est un symbole phallique) a toujours été pour moi profondément érotique et je dois avouer qu'il m'est arrivé de bander simplement parce que je pilotais un puissant véhicule. Objet esthétique s'il en est que j'aime à caresser, pénétrer, dominer, maîtriser, dont les sonorités puissantes évoquent les ronronnements rauques de lionnes en chaleur, objet pénétrant l'air, l'espace, le paysage comme une femme, il m'est un prolongement extatique du sexe.
Comme le thème le plus demandé actuellement est celui très général du "nudisme", la première anecdote que je vais vous raconter se rapporte à mon séjour adolescent en tant qu'épicier provisoire dans un camp de nudiste. Je vous en ai déjà longuement parlé. Je pourrais en parler des heures tant j'ai connu là d'expériences passionnantes depuis la découverte de l'esthétisme des corps jusqu'à leurs différentes possibilités d'explorations et de pénétrations. Passons…
Devant m'occuper de l'épicerie, mon père avait mis un véhicule à ma disposition. Il s'agissait d'une assez antique camionnette de livraison Citroën en tôle ondulée qui n'avait normalement d'autre fonction que de faire le bref aller-retour entre le camp de nudiste et la gare proche où m'étaient délivrées l'essentiel de mes marchandises.
11 décembre 2007
Éjaculation intellectuelle
Comment ne pas parler aussi des rapports entre l'érotisme et l'intelligence? Je sais en effet pour l'avoir fréquemment expérimenté qu'il y a un lien étroit entre ces deux activités humaines. Cependant le terme "intelligence" n'est peut-être pas le mieux choisi, disons que je ferais mieux de dire "stimulation intellectuelle" car dans ce cas le lien fonctionne dans les deux sens, il y a une intelligence de l'érotisme, profonde, profondément sensuelle et une sensualité érotique évidente de l'activité intellectuelle. Là encore, plutôt que des discours philosophiques, il est peut-être préférable de donner quelques anecdotes.
La création me fait bander, au sens le plus trivial, matériel, du terme. Lorsqu'en effet il m'arrive de réaliser quelque chose de difficile et qui me satisfait, j'éprouve la même sensation physique devant cette abstraction que devant le corps nu d'une belle femme ou celui d'un bel homme jeune. Je jouis. C'est dans les activités les plus abstraites que cette jouissance se manifeste avec le plus de force : résoudre un problème ardu de mathématiques, trouver la solution d'un problème sur un échiquier, réussir à construire un algorithme informatique complexe m'amène toujours au bord de l'éjaculation. C'est une sensation physique étrange comme si un fluide (une onde, une vibration) partant du cerveau en train de travailler descendait le long de ma colonne vertébrale et s'arrêtait, s'accumulait au niveau des testicules, les remplissant lentement au point qu'il faille, de façon inévitable, un moment les vider. Dans les moments les plus intenses de cet état intellectuel érotique, il faut que je me caresse: je ne peux continuer à penser, créer sans me caresser et cette caresse accroit la capacité intellectuelle. Le summum se résoud dans l'éjaculation comme si, le cri du "Euréka" trouvait son double immédiat dans l'explosion sexuelle.
L'homme ne fait qu'un: cerveau et sexe et je ne jouis jamais autant que lorsque j'imagine jouir, lorsque l'imaginaire de la jouissance se fond avec cette jouissance elle-même.
Fétichisme
Je suis un homme très ordinaire, mais il faut cependant que je vous parle de mes objets fétiches, ceux dont la vue seule me met dans un état de pré-excitation érotique ou décuplent mon plaisir quand je les rencontre en faisant l'amour. Je crois que chacun d'entre nous a ainsi un ou plusieurs objets de cette nature et, si ce n'est pas le cas, c'est qu'il ne les a pas encore trouvés car l'être humain tend à érotiser sa relation au monde et, pour cela, utiliser divers objets qui peuvent être transactionnels ou — comme me le fait remarquer un de mes attentifs lecteurs — transitionnels car il y a là plus qu'une nuance. Pour satisfaire à vos commentaires, il faut donc que je définisse, situation vous l'avouerez un peu difficile dans un récit. Je vais donc m'efforcer de le faire dans deux nouveaux "messages" respectivement intitulés "transactions" et "transitions"… Cependant laissez-moi un peu de temps. J'essaierai de plus de ne pas faire de "fautes" quoique… la faute me semble consubstantielle (n'y voyez pas de jeu de mot…) à l'aveu érotique et je trouve "phélasion" plus excitant que "fellation", "Bèz" plus que "baise", "Q" plus que "cul", "sotdosmis" que "sodomie", "plusbien" que "pubien"… car il y en a en eux quelque chose d'une transgression, un refus —ou une ignorance— des convenances plus adéquate au propos, une rupture de la fluidité tranquille du langage, comme une hésitation du sens devant le saut vers le presque inconnu… Pourtant je n'en abuse pas. Il faut que j'y réfléchisse, qu'un de ces jours je vous propose un texte en ce sens.
Mais ce n'est pas sur ce seul point que je ne suis pas cohérent avec ma pensée.
