31 mai 2008
Le jeune homme à l'épagneule
Plusieurs de mes lecteurs me rapportent des expériences qui, si elles présentent quelque intérêt du point de vuse sociologique et contribuent à la connaissance de la sexualité humaine, sont sans intérêt du point de vue de la lecture. En les lisant je ne ressens rien… Aussi me suis-je permis de reprendre l'un d'entre eux et, faisant le nègre, de le retranscrire de façon à essayer de faire plus largement partager ses sensations.
Voici cette réécriture:
"Plus jeune j'ai fait des expériences avec le chien de mes parents, une épagneule française extrêmement affectueuse qui aimait souvent à venir se frotter contre mes jambes. Lorsque je m’asseyais sur un banc à hauteur de sa tête, elle venait se planter devant moi, gueule un peu ouverte laissant passer une langue d’un rose attirant, elle levait légèrement sa bonne tête, oreilles blanches et brunes tombantes, pour me regarder dans les yeux comme si elle attendait quelque chose de moi, si elle m'implorait. Je ne me souviens plus exactement comment s’est passée la première fois, mais nous étions seuls dans la maison, La solitude a toujours pour moi, pour une raison que j’ignore, quelque chose d'érotique, j’étais en érection et j’ai ouvert ma braguette pour me caresser comme j’avais l’habitude de le faire (j’avais alors seize ans) et me soulager. Elle s’est approchée de moi et je l’ai d’abord repoussée mais elle a insisté posant son museau sur mes jambes, mouillant ma main de sa bave. Je l’ai laissé faire, elle s'est emparée de mon sexe. la surprise a été telle que j'ai joui trop rapidement… mais j’ai ainsi découvert tout le plaisir qu’elle pouvait me donner.
Par la suite, j’ai pris l’habitude, lorsque j’étais seul avec elle, de faire appel à ses services: je m'asseyais sur le petit banc juste a hauteur de son museau, baissais pantalon et slip, fermais les yeux; je la laissais agir. C'était à chaque fois une nouvelle découverte et l'approfondissement de sensations inéprouvées. De sa truffe toujours fraîche elle venait d’abord me sentir à petites touches comme pour échauffer mon sexe de la chaleur de son souffle, elle donnait aussi de légers coups de museau sur mes bourses et ma verge, du bout de sa langue rose, dont la texture un peu râpeuse savait susciter des excitations inattendues, elle se mettait ensuite à laper avec douceur ma verge durcie remontant sur toute sa longueur puis avec toujours autant de conviction, lêchait le bout de ma verge jusqu’à mettre mon gland au jour pour s’en s'occuper alors, insistant sur son revers, son sillon, son frein ou le prenant avidement en gueule, le mordillant avec une douceur extrême. Variant ses caresses, en inventant toujours de nouvelles où la mobilité de sa langue faisait merveille, elle faisait preuve d'une intelligence érotique inhumaine. C’étaient des sensations si exquises, raffinées, délicates, à la fois douces et brutales, que j'ai du mal a trouver les mots justes dire ce que je ressentais alors. Dire que je jouissais ne suffirait pas: cette jouissance était comme un oubli total de moi-même, comme si la totalité des capacités sensitives de mon corps se concentrait pour un temps dans cette partie précise de mon anatomie. Je n’étais plus alors que sexe et sexe dolent de jouissance. La sensation était telle qu’elle se situait au bord de la souffrance. L’épagneule menait le jeu, me menait où elle voulait, je n’étais plus le maître. Elle savait alors le moment précis au delà duquel elle ne pouvait plus me mener, elle voulait mon sperme, elle insistait avec douceur mais activement sur cette zone, savait trouver du bout mobile et musculeux de sa langue le point exact, au revers du gland, qui, comme un tsunami des sens, m’emportant avec violence dans une autre dimension du plaisir, provoquait mon orgasme.
Pour autant elle ne s’arrêtait pas là, par de grands coups d’une langue redevenue étonnamment douce et fraîche, elle nettoyait ma verge avec soin, me faisant revenir lentement à cette réalité banale que le plaisir m’avait fait quitter. Si je la laissai faire, elle posait tendrement son museau sur mon sexe au repos, donnant par intermittences de petits coups de langue pour montrer qu’elle était encore disponible, et je dois avouer qu’il est plus d’une fois arrivé que, sous son insistance tendre, je me remette à bander et que notre jeu recommence."
01 mai 2008
Au sujet de mon sexe
Analyser les rapports que j'entretiens avec mon sexe a toujours été une de mes préoccupations. Il fait partie de mon corps, indéniable… mais, en même temps, il semble disposer d'une certaine autonomie, exister en dehors même de la conscience que je peux en avoir en ce sens que c'est cette partie infime de mon corps qui, souvent, s'impose à mon cerveau. Lorsque je dis que j'éprouve une pulsion érotique, je pense souvent qu'il serait plus juste de dire qu'une pulsion érotique m'éprouve tant elle s'impose dans les moments les plus inattendus, les lieux et les circonstances les plus divers, prenant alors le pas sur toute autre préoccupation. En ces moments, mon sexe me possède et je dois trouver n'importe quel subterfuge pour le satisfaire quitte à me mettre parfois dans des situations sociales limites. Je bande donc je suis.
29 avril 2008
Femme-fontaine et autres
Vos commentaires m'ouvrent de fabuleuses perspectives: "femme-fontaine" quelle dénomination poétique! Je n'ai jamais connu de femmes telles et j'ignore donc ce que cette particularité provoque sur l'homme que je crois être mais, comme vous avez pu le constater, ma curiosité en ce domaine est insatiable et j'ai toujours accepté de m'abreuver jusqu'à plus soif d'autant que le commentaire qui accompagne ce texte mettrait plutôt l'eau à la bouche.
Quoi qu'il en soit je crois avoir aussi connu quelques amantes exceptionnelles. Une notamment, qui se reconnaitra peut-être ici, capable — jour ou nuit, cela n'avait pas beaucoup d'importance — de m'épuiser et de me faire retrouver toute mon ardeur six ou spet fois de suite.
Faut-il que j'arrête — ou même supprime — ce blog?
Je sens en effet peser sur moi trop des insatisfactions, des frustrations, des désillusions, des fantasmes de la pratique sexuelle humaine: vous me faites part de vos désirs de faire l'amour dans un cimetière, pourquoi pas, je ne pense pas que, si cela traduit de votre part une façon active de repousser l'idée même de la mort, cela ne réveillera pas les défunts car je ne crois pas aux fantômes. J'ai, à deux reprises, dans deux de mes pages, évoqué mes lieux fantasmatiques, et si les cimetières en faisaient partie c'est, sous la lune de préférence, aux petits cimetières de campagne envahis de verdure que je pensais car les grands cimetières contemporains, trop grands, trop froids, trop propres, ne m'attirent pas plus que ça.
Je ne suis pas non plus un conseiller en sexualité et ne peut aider personne dans ce domaine: toute expérience est unique et, je le crois, pas vraiment partageable. De plus beaucoup de choses dépendent des partenaires et de la confiance que nous leur faisons, de l'attraction qu'ils exercent sur nous, de l'affection, parfois de l'amour. Je ne fréquente pas les back stages et autres lieux de sexualité industrialisée. J'aime les rapports établis dans une relation réelle à l'autre non à son sexe seul. Je ne donnerai donc pas de conseil. Chacun doit trouver par lui-même comment construire sa sexualité. En ce qui me concerne, c'est du sexe joyeux et convivial que je suis partisan.
11 décembre 2007
Fétichisme
Je suis un homme très ordinaire, mais il faut cependant que je vous parle de mes objets fétiches, ceux dont la vue seule me met dans un état de pré-excitation érotique ou décuplent mon plaisir quand je les rencontre en faisant l'amour. Je crois que chacun d'entre nous a ainsi un ou plusieurs objets de cette nature et, si ce n'est pas le cas, c'est qu'il ne les a pas encore trouvés car l'être humain tend à érotiser sa relation au monde et, pour cela, utiliser divers objets qui peuvent être transactionnels ou — comme me le fait remarquer un de mes attentifs lecteurs — transitionnels car il y a là plus qu'une nuance. Pour satisfaire à vos commentaires, il faut donc que je définisse, situation vous l'avouerez un peu difficile dans un récit. Je vais donc m'efforcer de le faire dans deux nouveaux "messages" respectivement intitulés "transactions" et "transitions"… Cependant laissez-moi un peu de temps. J'essaierai de plus de ne pas faire de "fautes" quoique… la faute me semble consubstantielle (n'y voyez pas de jeu de mot…) à l'aveu érotique et je trouve "phélasion" plus excitant que "fellation", "Bèz" plus que "baise", "Q" plus que "cul", "sotdosmis" que "sodomie", "plusbien" que "pubien"… car il y en a en eux quelque chose d'une transgression, un refus —ou une ignorance— des convenances plus adéquate au propos, une rupture de la fluidité tranquille du langage, comme une hésitation du sens devant le saut vers le presque inconnu… Pourtant je n'en abuse pas. Il faut que j'y réfléchisse, qu'un de ces jours je vous propose un texte en ce sens.
Mais ce n'est pas sur ce seul point que je ne suis pas cohérent avec ma pensée.
01 août 2007
fantasmes
Il faut aussi que je parle de mes fantasmes car quand je consulte ceux que révèlent les mots-clefs utilisés par mes lecteurs je suis assez surpris. Certes je ne peux déceler que ceux qui conduisent à mon site mais quand même, ils me semblent assez révélateurs, du chien au professeur en passant par les cousins-cousines et les camps de nudiste, la variété est assez grande. C'est en quoi chacun de nous diffère car le champ sémantique de ceux de mes lecteurs ne recouvre que très partiellement celui des miens.
Les lieux ne semblent pas avoir l'importance qu'ils occupent chez moi. Ni l'affection, l'amour, la sympathie, l'attirance psychologique sans quoi je ne conçois pas le plaisir possible (d'où certaines de mes aventures comme celle que j'ai vécu avec la petite putain) ce qui m'interdit d'envisager quelque rapport que ce soit avec un animal ou même des pratiques sadiques.
Je vais y revenir mais, pour cela, j'attendrai que vous en manifestiez le désir car à quoi sert de vous parler de ma vie érotique si la jouissance n'est pas réciproque ou, au moins, partagée.
01 juillet 2007
Cousins et cousines
Cousins et cousines jouent un grand rôle dans les mots-clefs par lesquels certains d'entre vous accèdent à ce blog, il aurait donc fallu que je vous raconte une anecdote à ce sujet mais, disons-le tout de suite, dans ma famille je n'ai jamais eu de cousines pourtant certaines jeunes filles n'ont pas manqué de jouer un rôle dans mon initiation sexuelle: il faudra aussi que j'en parle.
25 avril 2007
des expériences avec les chiens
A voir le nombre important de demandes
provenant d'internautes — hommes et femmes confondus — réclamant des
récits de parties érotiques avec des chiens, je suis bien obligé de
reconnaître que ces rapports font partie des fantasmes les plus
répandus. J'avoue que je sous estimais ce phénomène.
Hélas, je n'ai jamais eu d'expérience avec des chiens
d'aucune sorte, ni mastiff ni chow-chow, ni passive ni active. Ma vie érotique est pauvre en
animaux et je dois dire que ni le cul des poules ni les vulves des
chèvres (encore moins des éléphantes ou des juments) ne m'excitent en
rien. Pourtant je dois reconnaître que j'ai rencontré des personnes
ayant eu de telles expériences, heureuses ou malheureuses, et je
pourrais certainement rapporter ce qu'elles m'ont raconté mais le monde
des sensations érotiques est trop personnel pour que je me permette
d'extrapoler, mes confessions y perdraient en sincérité. De même j'ignore presque totalement la jouissance masochiste et je suis toujours très étonné de ce que me rapporte une de mes maîtresses-voisine qui accroit ses revenus en faisant notamment lécher son plancher à des hommes qui ne demandent que ça ou en les piétinant de ses talons aiguilles. La sexualité est un univers et je crains n'avoir exploré qu'une faible partie d'un sous-continent. Tant de découvertes me restent à faire…
Pour
en revenir aux chiens (je n'ai rien trouvé sur les chevaux, les
éléphants, les girafes mâles, les rhinocéros… les possibilités sont si
larges…), le récit de Bernard Noël intitulé Le
château de Cène est certainement une des meilleures réussites du genre.
Les nudistes aussi sont très demandés… Peut-être parce qu'ils incitent au voyeurisme or, dans ce domaine, j'ai une certaine expérience qu'il faudra bien que je finisse de raconter. Le temps me manque: vivre ou écrire?…
16 décembre 2006
Mes lieux érotiques
Me demandant par quelle partie de ma vie je pouvais poursuivre ce blog, j'ai essayé de faire quelque chose comme une recension de ma vie érotique de façon à produire quelques classifications plus éclairantes pour le lecteur que des anecdotes se succédant l'une l'autre sans ordre. Il m'est alors apparu que, dans cette classification, je pouvais établir trois sous-ensembles:
- les lieux où, lorsque j'accomplissais un acte sexuel quelconque, ma jouissance était infiniment multipliée
- les lieux qui me rendaient la jouissance difficile pour ne pas dire impossible
- les lieux qui, sur le plan sexuel, me laissaient indifférents.
Voici la liste des lieux de la première catégorie:
- les sommets ensoleillés de plus de 2000 mètres, en été
- les sous-bois moussus
- les buissons épais
- les cimetières
- les plage de sable fin la nuit
- les chambres d'hôtel de luxe, l'après-midi, à l'étranger
- les anciens T2 de la SNCF
- les appartements prêtés par des amis
- les tentes canadiennes, à condition qu'elles soient assez petites pour qu'on ne puisse s'y tenir debout
- le dessous des scènes de théâtre pendant une représentation
- les greniers de campagne sentant le foin, le saucisson et le jambon sec
- les plages des piscines privées
J'ai oublié:
- les meules de foin (mais elles se font rares)
- les dunes dans le désert au sud du Mzab
Tout ça est au fond très "nature". Il y a aussi, de l'ordre du fantasme car je n'ai pas pu vérifier encore:
- un igloo dans l'antarctique
- un voilier sur l'Atlantique par une nuit de tempête
dans la deuxième catégorie:
- les églises, quelles qu'elles soient
- les caves
- les back rooms
- les chambres de mes partenaires
- les chambres d'hôtel de catégorie ordinaire
- l'intérieur des voitures (ou même des camionnettes)
- les vignes
- les jardins
- les places publiques
dans la troisième catégorie figurent tous les autres lieux possibles depuis les toilettes d'un avion en vol jusqu'aux huttes Ifugao aux Philippines.
Bien sûr ces affirmations reposent sur de multiples expériences que je relaterai de façon circonstanciée dès que j'en aurai le temps.
06 octobre 2006
Hors d'œuvres érotiques
Je ne sais plus où donner du sexe, j'ai
tant de choses à dire… Il faudrait que je continue à vous rapporter mes
aventures dans le camp de nudiste (Uwe ne fut pas la seule…), mes
découvertes de la bibliothèque secrète de mon grand-père, ma première
masturbation, mes analyses du désir, etc. Tant de choses encore que
j'ai promis de faire… J'ai l'impression de n'avoir vécu que par le
sexe, que ma vie n'a été occupée que par ça et pourtant, pourtant j'ai
un métier, j'ai voyagé, lu, écrit, fait mille autres choses mais, dans
mon souvenir, c'est le sexe seul qui importe.
Je vous parlais
ainsi de mes voyages à Barcelone avec quelques amis, j'y suis allé
plusieurs fois, pourtant, les seuls souvenirs que j'en garde sont ceux
du bario chino où post-adolescents encore boutonneux nous adorions,
dans les innombrables bars louches, nous faire palper gratuitement par
les prostituées jeunes ou vielles, belles ou laides, ivres ou lucides…
Ce qui nous importait alors, maintenant que j'y repense, n'était guère
autre chose qu'être traités comme de la viande. Il y avait dans cette
forme de masochisme comme un sadisme supérieur: nous faisant ravaler au
rang de non-être par des femelles qu'au fond de nous-mêmes nous
méprisions, nous savions que de ces épisodes primitivement sensuels (un
main serrant des couilles au travers d'un pantalon, une autre nous
caressant les fesses…) nous pouvions sortir à notre volonté et que
notre argent, notre culture, nos familles nous permettaient de nous
replacer aussitôt à un niveau supérieur. Ainsi, il était rare que l'un
d'entre nous "monte" avec une des filles, nous préférions gagner notre
plaisir de haute lutte et ces séances de palpation avilissantes
n'étaient la plupart du temps pour nous que des "hors d'œuvres".
18 juillet 2006
Suivre une femme
Dans une rue montante, je suis
involontairement d'abord, puis par jeu, une jeune femme noire, nuance
café-au-lait, assez belle pour ce que je peux en juger par son dos, non
pas grosse mais bien en chair, rien à voir avec ces filles à la mode
qui n'offrent au regard que la matière de leurs os et la déchirure de
leur entrejambe. Ma position, légèrement en contrebas, fait que mes
yeux sont à la hauteur de ses fesses qui ondulent harmonieusement de
gauche à droite et de droite à gauche mettant en valeur des formes
rondes-pleines soulignées par l'usure de la couleur du jean qui dessine
une sorte de cœur.
Je la suis assez longuement et m'interroge
sur l'érotisme de la situation. En fait je joue avec mon désir me
demandant, non si je vais l'aborder car je n'ai jamais eu la certitude
tranquille des hommes capables d'aborder n'importe quelle femme dans la
rue pour leur demander si elles veulent coucher avec eux. En ce domaine
je suis plutôt, — n'étant sûr ni de l'intérêt physique que je présente,
ni de ma séduction, ni de ma compétence amoureuse— du genre réservé et
il me faut des approches longues et lentes, ce qui réduit d'autant mes
capacités d'action. Je joue à imaginer que je couche avec elle et si je
ne m'interroge pas sur la réalité du fait — l'imagination suplée — je
m'interroge sur la qualité de ma satisfaction: si je baisais avec elle,
quelle qualité de plaisir saurait-elle me faire partager? Aurais-je
envie de partager ou de prendre? De violer ou d'être violé? Et je me dis que c'est cette imagination du sexe qui est un plaisir en elle-même. Différente bien sûr du violent spasme physique que provoque le sexe, d'une autre nature, mais tout aussi puissant dans la durée… Je bande violemment.
