Mon sexe et moi…

autobiographie physique, sexuelle et sentimentale

04 juin 2008

Fin de partie

En commençant ce blog, je croyais naïvement que raconter là ma vie sexuelle était de même nature que de le faire sur un livre… Comme je me trompais. Je n'ignorais pas qu'un blog était interactif et que les lecteurs avaient le droit d'y intervenir mais j'ignorais à quel point ouvrir cet espace aux fantasmes était m'en déposséder. Je ne m'y reconnais plus. Vous, lecteurs, passez outre aux écrits de l'auteur pour ne plus discuter qu'entre vous comme si je n'existais plus. La zoophilie a trouvé là son espace d'expression bien que je ne me sente pas vraiment concerné. Je constate simplement que le chien est le meilleur ami de la femme et — parfois — de l'homme, que dans les relations qui sont évoquées ici il permet de satisfaire quelques insatisfactions féminines en permettant aux femmes (sans jeu de mot) de rêver leurs partenaires comme des chiens et aux maris de faire de leurs femmes des chiennes, avec toutes les connotations que cela implique. Et se rejoue une scène d'une animalité primitive qui retourne sans doute aux origines de l'humanité. Il y a en effet peu d'autres animaux, ni cheval (animal noble) dont on sait pourtant que certains usent, ni âne, ni (bien sûr) de taureau pourtant mythologique, ni de chat (qui considère l'homme comme une race inférieure). Si le bestiaire zoophile est assez restreint la zoophilie tend à occuper tout l'espace rejetant très loin derrière le nudisme ou les dépucelages qui, jusque là, avaient les faveurs des lecteurs.

Mais qu'importe, désormais, mes aventures sexuelles étant somme toute des plus banales, j'abandonne la place et vous laisse la parole… Mon seul regret, si j'en ai un, est que la plupart d'entre eux ne savent pas écrire pourtant, pour transmettre une émotion, mieux encore une sensualité ou une expérience sensuelle, rien de tel que l'écriture. Ainsi une grande partie du plaisir se perd…

Posté par hodges à 00:00 - Appartés - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2008

De la frustration

Nombre d'entre vous se plaignent que "je ne suis pas assez interactif", c'est-à-dire que je ne réponds pas assez à leurs messages? Qu'en savent-ils? Ce blog est lu par plus de 100 000 personnes, plus de 500 par jour et si je réponds — ou réagit — à certains messages, je ne peux matériellement pas répondre à tous.

Je n'ignore pas ce qu'il y a de frustrant dans cette attitude mais… la frustration ne fait-elle pas partie du plaisir? Personnellement je n'aime pas quand le désir ne rencontre ni résistance ni obstacle car j'ai besoin de conquérir et les (rares mais cependant réelles) fois ou une femme, un homme s'est offert à moi pour une satisfaction immédiate (ne devrais-je pas dire consommation?) je n'en ai tiré qu'un plaisir modéré. Cela ne signifie pas pour autant que j'ai besoin de mener des combats, de faire durer indéfiniment le jeu baroque de la séduction, que je n'aime que ce qui résiste, encore moins que je préfère le viol au partage, je n'ai jamais violé personne et sais que le viol ne saurait me satisfaire… Non, rien de tout ça, mais il me faut, pour une jouissance totale, quelque barrière à franchir, un long et lent déshabillage où chaque vêtement est prétexte à attente, le franchissement de quelque tabou moral, une situation ambiguë ou équivoque, un lieu où je risque d'être surpris, une situation imprévue… L'érotisme est, pour moi, incompatible avec la routine, changer, changer quelque chose dans la relation, est un piment indispensable…

Bref, ne pas répondre à tout le monde, en dehors de l'impossibilité matérielle, est aussi une recherche délibérée de retardement du plaisir. Lectrices, lecteurs, il faut aussi apprendre à me séduire.

Posté par hodges à 14:32 - Appartés - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2007

une sexualité muette

Vos lectures manquent de commentaires comme si ce que j'écrivais vous sidérait. Vous étiez plus communicants il y a quelques mois, vos sexes vous laisseraient-ils de glace? Quoi qu'il en soit, je poursuivrai, dans la solitude et l'absence de dialogue s'il le faut car les statistiques de fréquentation de mon blog montrent qu'il répond à un besoin. Quelle meilleure preuve s'il en était besoin de cette sidération que le commentaire de Papageno (un perroquet pourtant, et même un personnage très disert de la Flûte enchantée) qui accompagne cette note? Peut-on être plus significativement privé de parole ou se cacher comme Papagena derrière l'étrangeté de l'allemand!… Serait-ce qu'aujourd'hui encore la sexualité devrait rester sans voix et qu'une description honnête reste, dans ce domaine, de l'ordre de l'inadmissible?

Néammoins j'écris en aveugle (mais peut-être est-ce le lot de toute écriture qui ne fait jamais qu'envoyer des bouteilles à la mer) et ce n'est pas l'analyse des requêtes que vous faites — et qui vous amènent à ce blog — qui y changent grand chose. Ce qui vous obsède c'est le "nudisme", thème beaucoup trop ouvert… Faut-il que je revienne à mon récit du camp de nudiste d'Agde que, comme tant d'autres, pour essayer de courir après vos désirs, j'ai abandonné en cours de route? J'aime bien pourtant "photo d'entre fesses de femmes", demande si parlante, mais je ne donnerai pas de photos bien que j'en ai toute une collection: trop personnelles et vous avez pour ça des multitudes de sites X. Les mots me semblent plus excitants que les images… et "sexes de femme très velus" me répugne un peu de même tout ce qui concerne les "poils pubiens" car en ce qui me concerne je préfère, et de loin, le lisse, le souple, le tendre sous la langue, d'une peau épilée…

Bref je ne suis renvoyé qu'à moi-même.

Posté par hodges à 17:15 - Appartés - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juillet 2007

Ambivalences sexuelles

J'aime bien ceux de mes lecteurs qui s'indignent de ce que j'écris. Je cite l'un d'eux dans son orthographe inimitable:

"sérieu, ta rien a foutre?" (étonnant comme le sens des mots révèle l'inconscient, c'est justement parce que j'ai "foutu" et parce que j'ai encore "à foutre" que ce récit existe… continuons) "tes histoire sordide on réussi a me dégouter du sexe. petit bonhomme, tu peu pa prendre conscience que dans la vie, il n'y pas que le sexe, les sentiments tu sais?! non pas les sentiments d'envi de queuter partt a tir la rigot!" (j'aimerais que l'on me traduise…) "mais amoureux. de tte fasson, plu on en parle, moin on en fai! et débatre sur sa vie sexuelle, c'est que tu galère brave homme. c'est que je suis outré par ce que tu peu raconter, parler du sexe avc otan de machisme. je comprendrais jamais les mec comme sa. en tou cas, moi, je suis fort eureusemen pas le gende de mec que tu es. bref, tu es répugnan, dans le sexe, il n'y a pas que toi et ta bitte coco, tu c, les endroi ou tu la fourre, parfoi (jdi parfoi pour toi, on a limpression que tu la met un peu partou, répugnan) ce sont des femmes. tu sais? nan tu vois pas se ke c! je men doutais. finallemnt, tout ceux ci reflète que tu n'as aucune considération pour toi méme et ta "juste personne". bonne continuation dans ta vie déplorable. au moins elle aura servi a kelkchoze."

La vie est ainsi faite, tant de gens qui ne savent pas lire prennent leurs fantasmes pour la réalité. Je me demande par quel hasard ce lecteur en est arrivé jusqu'à moi car si je consulte les enregistrements de mes statistiques, il a demandé quelque chose comme "camp de nudiste" ou "baise avec ma cousine", peut-être même "baise avec mon cousin" ce qui révèle au moins une curiosité érotique. Qu'il (car je ne peux imaginer que ce texte soit celui d'une femme…) me relise donc — j'aurai au moins servi à quelque chose—, et cette fois avec attention, peut-être comprendra-t-il que la vie et le sexe sont inséparables…

Mais il a raison sur un point: il faudra aussi que je vous parle un jour d'amour même s'il est vrai cependant que je ne parle toujours que de ça car je ne peux baiser avec qui que ce soit sans éprouver pour lui un sentiment profond qui oscille entre la reconnaissance et l'amour. C'est pour cela sans doute que je n'ai jamais accepté de payer.

Posté par hodges à 07:33 - Appartés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juillet 2007

Érotisme et lecture

Il est difficile de lire: les statistiques de ce blog m'obligent à en prendre conscience qui, malgré une fréquentation en hausse n'enregistre que des temps de lecture dérisoirement courts. Vous cherchez des images, il est vrai que vous en trouverez à foison dans les sites pornos gratuits ou non.

En ce qui me concerne, je considère que les textes sont plus érotiques que les images. Peut-être moins pornographiques, mais je n'en suis même pas sûr. Les mots "bitte", "cock", "chatte", "pussy" sont plus évocatif que la cinq millième photo d'un sexe d'homme ou de femme car ils les renferment toutes et au-delà permet d'en imaginer de nouvelles… Je ne vous proposerai donc ni photo ni dessin et, en ce sens, je réprouve un peu le choix de mon ami Marc Hodges qui dans son site de poèmes érotiques s'appuie par trop sur le dessin…

A vous de juger. Mais je suis convaincu que beaucoup se rangeront à mon avis. Il y a, bien sûr, la barrière des langues et lisant les commentaires que vous laissez je me rend compte à quel point elle peut être insidieuse: ne comptez pas sur moi pour des inscriptions de chiotte, j'ai passé l'âge de l'adolescence qui, le cerveau trop encombré par l'urgence de ses pulsions érotiques, perd bien souvent l'usage de la parole. J'ai toujours préféré la séduction des mots et considère que lorsqu'elle aboutit à une séduction physique complète elle enlève vers le paradis des corps.

Mais je parle trop… Ce que vous voulez ce sont des actes. Et bien qu'il y ait dans cette attitude quelque chose de la prostitution, je vais m'efforcer de vous satisfaire.

Posté par hodges à 14:59 - Appartés - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2007

Les paroles du sexe

Je suis toujours surpris de la relation collective "normale" devant le sexe: d'une part c'est une réalité totalement et constamment présente, au travers de remarques, plaisanteries… dans la plupart des conversations quotidiennes, d'autre part c'est une préoccupation évidente d'une grande part de la population. Pourtant l'acceptation du fait sexuel reste difficile, la plupart des pratiques qui y sont liées sont rejetées dans le bizarre, le marginal, l'anormal. Parler d'éjaculation, de fellation, de masturbation ou d'introduction anale est considéré comme pornographique — les mots eux-mêmes dérangent —, ce qui veut dire rejeté dans un domaine que l'on ne peut évoquer qu'avec honte et, de préférence, en se cachant; parler de sexe avec des enfants (et je ne fais pas allusion ici à une quelconque pédophilie rejetée dans les pratiques au mieux primitives au pire criminelles, mais de parole seulement, d'éducation…) est inadmissible…

Pourtant que sommes-nous sans sexe, que sont les plaisirs de l'existence si nous sommes privés de ceux — primaires certes, rapides en effet, mais intenses et infiniment renouvelables — que nous apporte la pratique sexuelle. Seules des conduites abhérantes rejetant la vie dans un en-dehors du monde utopique osent décréter que l'abstinence est nécessaire. Le sexe est la vie, crée la vie, motive l'espèce à se prolonger dans une projection infinie car sans cela chaque existence se ferme sans espoir sur elle-même.

Avoir désir de sexe n'est en rien une aberration, c'est ce qui fonde l'homme et le constitue en tant qu'espèce sociale.

Posté par hodges à 07:16 - Appartés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2007

Détermination sexuelle

Gay, hétéro ?… Certains de mes lecteurs — comme un de ceux qui commentent ma page "Jeux de garçon (5)"… (il faudra d'ailleurs là encore que je poursuive le récit de mes relations avec François — précisent l'influence qu'a eu sur leur avenir telle ou telle aventure de jeunesse… en ce qui me concerne je n'ai jamais été fixé. Mais j'ai décidé de ne poursuivre tel ou tel récit qu'en fonction des commentaires. Après tout, à quoi sert d'envoyer autant de bouteilles sur l'océan Internet s'il n'y a jamais de retour et les clics de lecteurs aussi compulsifs que des éjaculations précoces qui parcourent dix pages en moins d'une minute ne m'intéressent pas car ils ne s'intéressent pas à moi. L'amour se fait mieux à deux (au moins) et la masturbation n'a d'intérêt que par l'imagination d'un ou plusieurs partenaires…

Pour moi, le sexe EST le sexe, un domaine quasi autonome de la personalité qui ne trouve sa finalité et donc ses raisons d'être que dans lui-même. Quelque chose comme la base même de l'être, son ancrage indispensable dans l'animalité première. Il peut être solitaire, dual, pluriel, orienté vers la différence ou rechercher un niveau de semblable, il reste avant tout ce centre irradiant de jouissance immense qui me semble le seul à même de donner à l'individu d'abord, à l'humanité peut-être, le désir d'être et, accessoirement — mais ce n'est qu'une motivation seconde —, de se prolonger. Avec l'espoir sans doute absurde de conserver dans cette prolongation de l'espèce comme une libido que, inévitablement, individuellement, l'on sait désespérée.

Posté par hodges à 06:23 - Appartés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 avril 2007

La petite putain

En rapportant les quelques jours que j'ai passé avec Khalifa (la petite putain), je sens que je m'aventure inexorablement vers un récit long car cet épisode de ma vie fut riche d'expériences érotiques. Mais… déjà onze notes… Du coup, je néglige toutes les autres anecdotes que, mon intention étant de montrer l'aspect inépuisable de la sexualité humaine, je devrais rapporter ici. J'hésite donc et attends votre avis sur ce point: poursuivre ou passer à autre chose?

Il y en a tant d'événements, de faits, d'incidents, de moments que je voudrais vous raconter! Or vivre ou écrire, il faut choisir… Et, dans ce travail solitaire et vain de l'écriture, j'ai tant besoin des encouragements qui ne viennent jamais. Mais, ne vous y trompez pas, je ne mendie rien, heureusement je crois encore en moi, en ce que j'ai à dire pour tenir. La seule question est jusqu'à quand? Mais après tout sommes-nous maîtres de nos échéances?

Posté par hodges à 06:47 - Appartés - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2007

La petite putain (8)

Ce récit traîne un peu en longueur, mais comment faire ? Comment décrire en quelques mots seulement — les pages de blogs sont de dimension réduite — des faits qui ont bouleversé ma vie et l'on ballotée en tous sens d'autant que, comme tout écrivain, j'écris en aveugle ignorant si ce que je dis vous intéresse ou vous ennuie… et je n'ai même pas de chiffres de vente? A quoi peut donc servir la littérature, pourquoi écrire, pourquoi, pour qui, écrire ma vie érotique?

Posté par hodges à 14:16 - Appartés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2007

Le plaisir du sexe

J'aime l'idée à voir mes statistiques, les provenances géographiques et les mots-clés utilisés que sur mes quinze mille et quelques visteurs, un certain nombre (ce au moins qui reviennent régulièrement) y trouve du plaisir.

Cette seule pensée provoque également chez moi un certain plaisir érotique car je les imagine, durant leurs lectures, pleins de désir et s'efforçant à le satisfaire. Je vous imagine ainsi à deux, trois, plusieurs, vous excitant sur mes mots ce qui me donne un peu l'impression d'être avec vous à ce moment-là, de vous voir quand j'écris, de vous voir agir, embrasser, lêcher, mordiller, caresser, vous masturber peut-être et je rêve d'un grand écran sur lequel mes textes se projettent pour des lectures collectives érotiques. Un espace de désir…

L'ordre du fantasme n'a pas de limites.

Posté par hodges à 06:55 - Appartés - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »