Mon sexe et moi…

autobiographie physique, sexuelle et sentimentale

06 mars 2008

Du sentiment

Depuis quelques temps, me semble-t-il, mes souvenirs tendent à devenir sentimentaux. S'attendrir sur soi-même, rien de pire. Le plaisir du sexe, s'il ne s'oppose pas au sentiment, n'a pas besoin de lui et la plupart de mes rencontres érotiques en étaient dépourvues. Du moins de ce sentiment mou, gluant, glauque… qui fait partie de la vulgate amoureuse. Pour baiser nul besoin d'aimer. Pour aimer le sexe est indispensable. Ni symétrie ni égalité: souvent j'ai baisé pour baiser. Parfois j'ai aimé. La plupart du temps, non. La sexualité nous est plus fondatrice que les sentiments qui ne réclame que des actes.

Envers la plupart des femmes et des hommes (des hommes surtout, peut-être) avec qui j'ai fait l'amour, je n'ai jamais rien éprouvé d'autre qu'une urgence physique, le besoin irrépressible de me mêler à eux, à leur corps, d'agir sexe à sexe — retour à une animalité primitive si nécessaire à la preuve d'existence. Non que je n'ai parfois, après l'amour, éprouvé quelque chose comme une reconnaissance du plaisir ressenti, une satisfaction du corps débordant sur l'être affectif poussant à rester quelques minutes encore dans la sueur et la plénitude rassasiée l'un de l'autre. Mais la plupart du temps, rien de tel, au contraire, je ressentais souvent une certaine gêne à me séparer, trouvant presque incongru de me voir alors avec cet autre pour lequel, plaisir pris, je n'éprouvais plus rien et dont il me tardait de me détacher.

L'amour est toute autre chose que je n'ai que très rarement éprouvé.

Posté par hodges à 14:08 - Réflexion générale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

J'hésite

Je sais qu'il est idiot de réfréner ses fantasmes, mais je ne suis pas encore capable de faire le pas. J'ai participé à une séance à trois avec un autre homme et j'ai pris plaisir à lui caresser les fesses quand il faisait l'amour avec notre partenaire. Plus, j'ai osé le sucer quand il se retira du vagin de notre amie, et j'ai aimé.Hodges,vous qui semblez y avoir goûté, trouve t'on un véritable plaisir à se faire mettre ou est-ce douloureux? Peut-on jouir comme une femme qui se fait prendre? Amis, si vous avez vécu ce genre de dilemne, pouvez-vous m'éclairer? J'avoue que j'aimerais pénétrer un homme, mais j'hésite à me faire mettre.
S'il vous plait, donnez moi votre avis.
Fred

Posté par Frédéric, 10 mai 2008 à 08:39

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