03 février 2008
Une lycéenne au camp de nudiste (01)
Comme je vous l'ai dit dans ma note précédente, j'avais, avant l'été, sympathisé avec une lycéenne d'un lycée différent du mien mais que j'avais rencontrée à l'occasion de la fête d'anniversaire d'un de mes camarades de classe. Nous avions bu ensemble, longuement discuté, sympathisé mais nous nous en étions tenus là…
Nous avions simplement décidé d'échanger nos adresses de vacances, à ma grande surprise, ses parents venaient régulièrement passer un mois dans un camp de nudiste de la région. Je savais que mon père y possédait un petit supermarché aussi, parmi les choix dont je disposais pour gagner quelque argent de poche, je choisis ce lieu là plutôt qu'un autre. Je dois à l'honnêteté de mes aveux — mais cela ne surprendra personne — que ce choix n'était pas dépourvu d'une certaine excitation: je pensais en effet que me retrouver nu auprès de cette lycéenne qui m'attirait, mais dont j'étais resté à une distance chaste, et qui alors se trouverait nue elle aussi ne pouvait que lever quelques inhibitions et faciliter divers rapprochements physiques. Je me trompais. Comme l'a fait remarquer (avec un peu d'animosité il faut le dire) un de mes lecteurs, les camps de nudistes ne sont pas des maisons de rendez-vous. Je ne tardai pas en effet à constater qu'au contraire, se trouver nu au milieu d'une population tout aussi dénudée a pour premier effet de banaliser les corps, les faire rentrer dans le moule d'une certaine neutralité sexuelle. Rien de tel qu'un corps en slip ou maillot de bain pour réveiller la libido, le nu n'intervient bien qu'après une première phase imaginaire or, dans les camps de nudiste, plus rien n'est à imaginer car tout est visible.
Je ne savais pas dans quelle partie du camping ses parents avaient installé leur caravane, aussi est-ce elle qui est venue me trouver dans mon petit supermarché. C'était en début d'après-midi, il n'y avait presque aucun client si ce n'est deux gamins d'une dizaine d'années qui hésitaient longuement pour savoir comment dépenser un euro en sucreries variées. Elle est entrée dans l'éblouissement du soleil extérieur qui ne me permit d'apercevoir tout d'abord qu'une silhouette nimbée de lumière, s'est avancée vers moi, a souri, m'a tendu la main. — Bonjour, comment ça va? Ça va… Notre dialogue commençait bien mal. La situation était assez étrange, j'avais rêvé de me retrouver nu avec cette fille, elle était là, nue, j'étais là, nu, nous nous regardions et nous ne nous voyons pas comme si nos corps étaient gommés, effacés par leur nudité même. Elle était belle pourtant. J'étais beau aussi comme on peut l'être à 17 ans.
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