22 janvier 2008
Des voitures comme objets transactionnels
Certains d'entre vous m'accusent d'être trop bavard et, comme amants ou amantes déçus, me quittent: "Je n'en peux plus, je m'en vais…" phrases du désir trahi.
Cependant vous avez raison et je ne tiens pas assez mes promesses, comme une éjaculation précoce ou un coïtus interruptus, je promets et ne finis jamais. Assez… ne plus se laisser entraîner, revenir aux fondamentaux (n'est-ce pas merveilleux la façon dont le moindre mot peut prendre une résonance érotique). Revenons…
J'ai eu dans ma vie de nombreuses voitures (une de mes lectrices perspicaces m'attribue 60 ans, c'est un peu exagéré mais bon, je ne suis plus un jeune homme même si mes expériences actuelles valent bien les anciennes, c'est vrai que je parle peu du présent: pudeur ou désir d'anonymat? A vous de voir…). La première étant, pour mes dix-huit ans, une 2CV, puis à vingt ans une petite Spitfire d'occasion offerte encore par mon grand-père. Je suis ensuite monté en puissance (c'est le cas de le dire, mais j'en parlerai en temps utile…). Mais quelle que soit la voiture que je possédais je lui ai toujours trouvé une forte charge érotique.
Pourtant mes premières expériences érotiques avec les véhicules à moteur datent de la camionnette Citroën qui me servait à achalander l'épicerie du camp de nudiste où j'ai passé les vacances d'été de mes dix huit ans. Ce véhicule, en soi, n'avait rien d'érotique, presque carré, lourd, fait de ferraille, sans presqu'aucun aménagement intérieur et pourtant…
Je vous ai déjà dit, je crois, qu'à cet âge là, si j'avais eu des expériences homosexuelles, j'avais eu peu encore de relations sexuelles aprofondies avec des filles de mon âge. Des flirts souvent, des baisers profonds, des caresses mais rien de bien sérieux si ce n'est, l'année de mes quinze ans, mon dépucelage en Angleterre dont je vous parlerai sans doute un jour (mais vous allez encore m'accuser de fantasmer alors que je m'efforce à une grande honnêteté dans cette confession érotique).
Quoi qu'il en soit j'avais, avant les vacances, fortement sympathisé avec une lycéenne mais, baccalauréat primant, nous n'étions pas allé au-delà nous contentant d'échanger nos numéros de téléphone et nos adresses de vacances.
09 janvier 2008
Zoophilie : des chiens
Depuis quelques temps de plus en plus de lectrices font, sur ce site, récit de leurs rapports avec des chiens… Il semble que cette pratique soit bien plus répandue que je n'aurais pu l'imaginer. Bien que n'ayant rien connu de tel, et pour cause (à moins que des hommes aient eu eux aussi des expériences identiques ce que j'avoue ignorer bien que je me souvienne de ce fait divers américain selon lequel un cavalier serait mort toutes viscères défoncées par la trop grande fougue d'un de ses étalons), je suis heureux de cette collaboration à mon blog que, d'une certaine façon elles enrichissent de leurs aventures car tout ce qui fait la vie des individus contribue à l'expérience collective. Et si j'en juge par les recherches qui conduisent vers mes textes, la zoophilie dans son ensemble (la "canophilie" en premier lieu — le chien passe facilement semble-t-il d'objet transitionnel au statut de confident puis à celui d'amant) a de beaux jours dans nos désirs. Le corps humain a des besoins infinis, l'imagination des hommes est sans limites, nous n'en aurons jamais fini de découvrir tous les possibles, tous les rêves et tous les fantasmes. Heureusement car c'est par eux que nous tenons. J'avoue maintenant qu'à lire ces nombreux commentaires ma curiosité est de plus en plus éveillée; mais dans ce territoire je suis vierge, quelle race de chien me faudrait-il acheter et tous les chiens acceptent-ils de partager l'amour de leur maître ou maîtresse?
Je ne peux, à la multiplication soudaine des commentaires — critiques, élogieux, dégoûtés, admiratifs, vindicatifs, apitoyés, jaloux, perspicaces, stupides, complices, haineux — que constater cela. Même quand vous me blâmez, vous me lisez.
Il y a un érotisme de la transgression. La vie sexuelle, quelle que soit la culture, étant toujours encadrée, le plaisir se révèle dans la rupture des cadres — saleté, violence, recherche de l'extrême, flirt avec la mort, dépense gratuite, négation de l'humain en nous…— pornographies, ce qui est interdit procure, du fait même de son interdiction, par cette possibilité qu'a l'homme de ne pas respecter l'interdiction, une jouissance indéniable.
08 janvier 2008
De l'amour et du sexe
Voilà un thème qu'il faudra bien aussi que je me décide à aborder un jour tant mes expériences-aventures en ce domaine m'ont laissé de souvenirs variés.
05 janvier 2008
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J'avoue que j'étais fasciné par le discours ordurier de cet élève. Je voyais alors en lui un vrai "mâle", un homme capable de prendre la femme comme un objet de jouissance et de tirer de cet objet un plaisir dénué de tout sentiment. Si j'avais eu déjà — comme je l'ai déjà raconté — de nombreuses expériences érotiques, ce récit était mon tout premier contact avec la pornographie et, comme tel il m'ouvrait des perspectives sur une terra incognita que la lecture ultérieure de Sade me permit de mieux envisager.
Je ne crois pas utile, ici, de continuer à rapporter les paroles qui furent alors dites, sa description brutale de la baise: "ça faisait flic floc chaque fois que je m'enfonçais dans sa bidoche, elle mouillait comme une source et toute cette viande dans laquelle je devais m'enfoncer était comme un ressort…", etc. Ce qui importe en effet, c'est l'expérience de vie que j'en ai tiré.
Bien sûr, comme tout adolescent, j'ai eu à entendre d'autres récits plus ou moins fantasmés d'aventures sexuelles. Pourtant, aucun ne m'a marqué comme celui-là.
