Mon sexe et moi…

autobiographie physique, sexuelle et sentimentale

23 novembre 2007

la peau

Mon premier plaisir érotique est de goûter la saveur sans cesse renouvelée de la peau sur la peau. Je ne veux pas parler du goût de la peau que procure la sensation sublime d'une peau léchée, mordillée, respirée mais de celle directe, immédiate de la peau au contact de la peau ou plutôt des peaux sur des peaux car, suivant la partie du corps concernée, les sensations des peaux peuvent être très différentes: doigts sur l'aréole d'un sein, cuisse contre cuisse, main sur un ventre ou un sein, nez contre nez, cuisse sur un ventre, paume contre paume, paume sur l'arrondi sublime d'une fesse, et cette caresse toujours inouïe du bout sensible des doigts sur la peau électrique des testicules, sans parler des sensibilités inouïes du prépuce… autant de variations inépuisables et chaque fois aussi constantes. Et ne parlons pas des muqueuses…

A l'opposé du sens un peu trop alimentaire du goût, que l'on ne peut ni ralentir ni retenir, qui n'est pas réversible, et dépend si goulument de la plénitude de la poche stomacale, la peau est un admirable organe étendu, mince et subtil, le seul qui puisse, pour ainsi dire, jouir de son organe jumeau: d'autres peaux, d'un grain égal ou différent, d'une tactilité, d'un dépoli sensible… Le regard seul a cet immédiat dans la réponse…, mais voir est si différent d'être vu; cependant que toucher est le même geste qu'être touché…

Et cependant les poètes et grands imaginaires, si féconds en échanges d'âmes à travers les prunelles, à travers des mots et la voix, à travers des moments spasmodiques si grossièrement réglés par la physiologie, — les poètes ont peu chanté l'immédiat, le charme, la jouissance de la peau, de la peau sur la peau, grain à grain, pore à pore.

Posté par hodges à 15:18 - Réflexion générale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2007

une sexualité muette

Vos lectures manquent de commentaires comme si ce que j'écrivais vous sidérait. Vous étiez plus communicants il y a quelques mois, vos sexes vous laisseraient-ils de glace? Quoi qu'il en soit, je poursuivrai, dans la solitude et l'absence de dialogue s'il le faut car les statistiques de fréquentation de mon blog montrent qu'il répond à un besoin. Quelle meilleure preuve s'il en était besoin de cette sidération que le commentaire de Papageno (un perroquet pourtant, et même un personnage très disert de la Flûte enchantée) qui accompagne cette note? Peut-on être plus significativement privé de parole ou se cacher comme Papagena derrière l'étrangeté de l'allemand!… Serait-ce qu'aujourd'hui encore la sexualité devrait rester sans voix et qu'une description honnête reste, dans ce domaine, de l'ordre de l'inadmissible?

Néammoins j'écris en aveugle (mais peut-être est-ce le lot de toute écriture qui ne fait jamais qu'envoyer des bouteilles à la mer) et ce n'est pas l'analyse des requêtes que vous faites — et qui vous amènent à ce blog — qui y changent grand chose. Ce qui vous obsède c'est le "nudisme", thème beaucoup trop ouvert… Faut-il que je revienne à mon récit du camp de nudiste d'Agde que, comme tant d'autres, pour essayer de courir après vos désirs, j'ai abandonné en cours de route? J'aime bien pourtant "photo d'entre fesses de femmes", demande si parlante, mais je ne donnerai pas de photos bien que j'en ai toute une collection: trop personnelles et vous avez pour ça des multitudes de sites X. Les mots me semblent plus excitants que les images… et "sexes de femme très velus" me répugne un peu de même tout ce qui concerne les "poils pubiens" car en ce qui me concerne je préfère, et de loin, le lisse, le souple, le tendre sous la langue, d'une peau épilée…

Bref je ne suis renvoyé qu'à moi-même.

Posté par hodges à 17:15 - Appartés - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2007

mamma érotique cuisse sexe lèvres (3)

"Toujours pareil avec les putes, elles vous traitent comme des esclaves ou des gamins. Faut qu'elles marquent bien les mecs, il leur faut pouvoir accepter ton fric et ça les oblige à te la jouer mépris. Mais leur côté mamma me déplaît pas, font semblant de me prendre pour un gamin mais quand elles ont ma bite en bouche, j'en ai rien à foutre. En plus celle-là, fallait pas trop qu'elle la ramène, moche comme elle était mais bon… moi ça m'allait c'était dans mes prix…

Elle s'était dessapée, son trop plein de peau ridée pendait sur son ventre et ses cuisses comme un tablier qui cachait son sexe. Ses seins gonflés de silicone lui donnaient l'apparence d'une nana de Niki de Saint Phalle. Elle était l'image parfaite de la déchéance, de la vieillesse, de la laideur, le contraire absolu de l'image féminine idéale et… ça m'excitait comme une bête. L'idée de frotter ma jeune peau à cette vieillerie me stimulait un max. Je payai pour ça, mon argent ne pouvait pas l'avilir davantage, c'était un objet, pas une matière, pas un être, une chose dont je n'aurais aucun scrupule à faire ce que je voulais et je voulais la foutre jusqu'à l'os. Un renversement complet de situation…"

Il se complaisait dans le sordide: son récit accumulant les mots orduriers était à la fois une provocation pour son auditoire dont les rires forcés trahissaient une gêne évidente car la plupart de ses membres étaient encore vierges et quelque chose comme un gargarisme verbal qu'il adorait garder longtemps en bouche.

Posté par hodges à 11:16 - Psychologies - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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