29 avril 2008
Femme-fontaine et autres
Vos commentaires m'ouvrent de fabuleuses perspectives: "femme-fontaine" quelle dénomination poétique! Je n'ai jamais connu de femmes telles et j'ignore donc ce que cette particularité provoque sur l'homme que je crois être mais, comme vous avez pu le constater, ma curiosité en ce domaine est insatiable et j'ai toujours accepté de m'abreuver jusqu'à plus soif d'autant que le commentaire qui accompagne ce texte mettrait plutôt l'eau à la bouche.
Quoi qu'il en soit je crois avoir aussi connu quelques amantes exceptionnelles. Une notamment, qui se reconnaitra peut-être ici, capable — jour ou nuit, cela n'avait pas beaucoup d'importance — de m'épuiser et de me faire retrouver toute mon ardeur six ou spet fois de suite.
Faut-il que j'arrête — ou même supprime — ce blog?
Je sens en effet peser sur moi trop des insatisfactions, des frustrations, des désillusions, des fantasmes de la pratique sexuelle humaine: vous me faites part de vos désirs de faire l'amour dans un cimetière, pourquoi pas, je ne pense pas que, si cela traduit de votre part une façon active de repousser l'idée même de la mort, cela ne réveillera pas les défunts car je ne crois pas aux fantômes. J'ai, à deux reprises, dans deux de mes pages, évoqué mes lieux fantasmatiques, et si les cimetières en faisaient partie c'est, sous la lune de préférence, aux petits cimetières de campagne envahis de verdure que je pensais car les grands cimetières contemporains, trop grands, trop froids, trop propres, ne m'attirent pas plus que ça.
Je ne suis pas non plus un conseiller en sexualité et ne peut aider personne dans ce domaine: toute expérience est unique et, je le crois, pas vraiment partageable. De plus beaucoup de choses dépendent des partenaires et de la confiance que nous leur faisons, de l'attraction qu'ils exercent sur nous, de l'affection, parfois de l'amour. Je ne fréquente pas les back stages et autres lieux de sexualité industrialisée. J'aime les rapports établis dans une relation réelle à l'autre non à son sexe seul. Je ne donnerai donc pas de conseil. Chacun doit trouver par lui-même comment construire sa sexualité. En ce qui me concerne, c'est du sexe joyeux et convivial que je suis partisan.
14 avril 2008
Hors du camp de nudiste (lycéenne 03)
Soirée à la fois banale et merveilleuse: nous sommes allés dans un bal de village et elle, que je voyais nue depuis plusieurs jours, vêtue d'un short et d'un tee-shirt, me semblait bien plus nue que ce qu'elle l'avait été jusque là. Je ne sais si la réciproque était vraie mais, à son trouble que je percevais à la très légère résistance de son corps à s'approcher du mien lors de certaines danses, à ses sourires qui me semblaient un peu gênés lorsque nos regards se fixaient l'un dans l'autre, à la moiteur de ses mains qui n'était certainement pas due à la seule douceur de la saison, je crois pouvoir affirmer qu'elle éprouvait la même chose. Les très légères étoffes qui nous séparaient agissaient presque comme des pôles aimantés tendant à nous rapprocher l'un de l'autre. Nos corps semblaient s'électriser l'un l'autre et je percevais sur toute ma surface de peau comme une tension superficielle qui me faisant frissonner provoquait une lègère contraction des muscles. Dans cet espace d'attente et de tension, je me sentais merveilleusement bien ne désirant en rien aller plus avant, me laissant envahir de ces ondes superficielles qui érotisaient chaque pore de ma peau, révélant une sensualité profonde, une sensibilité du corps envahissante; d'une certaine façon une sensualité innocente et fraîche comme je n'en avais pas encore connu. Nous dansions mais la danse n'était qu'un prétexte, un masque destiné à dissimuler ces mouvements bien plus riches, violents et profonds qui prenaient vie à la surface de la peau. Le temps était en suspension et c'était dans cette suspension dense du temps que j'éprouvais toute la tension aiguë de mon corps, ce moment de désir absolu où tout ce qui nous entourait s'absorbait. La douceur de la nuit, sa luminosité, les étoiles perçues entre les feuilles denses des platanes, la sensualité de la musique, tout concourrait à faire de ce temps un temps unique et privilégié dont il me semble que, ni l'un ni l'autre, nous ne désirions sortir.
08 avril 2008
La supérette du camp de nudiste
Un de mes lecteurs — vous le reconnaitre sans peine à ses commentaires — me reproche, tantôt avec hargne, tantôt avec sympathie, de raconter des histoires. Pour affirmer cela il s'appuie sur mon expression "camp de nudistes" alors que, dit-il, seuls les "textiles" emploieraient cette expression alors qu'il faudrait dire "camp de naturistes". L'argument est spécieux et, pour ma part, je continuerai à employer camp de nudiste car, faut-il le rappeler, je n'y suis pas allé par idéologie mais par semi-obligation. J'affirme que tout ce que je dis ici est vrai puisque je le dis. A l'époque, mon père possédait deux usines de produits laitiers (yaourts, fromages, crèmes diverses) plus une série de camions de vente avec lequel ses vendeurs sillonnaient la région ainsi que quelques supérettes certaines permanentes, d'autres saisonnières. Celle dont je parle, celle du camp de nudiste, était saisonnière aussi n'avait-elle pas d'employé permanent. L'été, pour celles situées en bord de mer, ou l'hiver, pour celles situées en montagne, il employait du personnel temporaire. Pour mes dix sept ans, désireux de montrer que je pouvais faire preuve d'une certaine indépendance, j'avais demandé de m'occuper de l'une d'elles, ce fut celle-là.
Pour prouver que je ne mens pas — car à quoi sert une autobiographie si elle est fictionnelle — je vais vous en donner une description et ceux qui y ont séjourné pourront le reconnaitre. Ce camp était situé en bord de mer sur un terrain placé entre une longue plage large d'environ vingt mètres de sable ocre mêlé de débris de coquillage et une route départementale, celle-ci à environ cent mètres de la plage. Entre la route et la plage, un bosquet de pins maritimes permettait au camp (entouré par ailleurs d'un grillage assez haut) d'être à l'abri des regards indiscrets. Le camp lui-même était constitué d'un terrain, situé sous les arbres, ouvert aux campeurs et à quelques caravanes, d'une dizaine de bungalows proposés à la location, d'une supérette en planches peintes en vert dont j'ai eu un été la charge, d'un café-restaurant en bois, blanc et bleu, donnant directement sur la plage et dont la terrasse était constituée d'un caillebotis posé directement sur le sable. L'accès au camp se faisait par un portail où des gardiens (l'année où j'y étais, ils s'appelaient Marco, Julien et Edmond — mais je n'y suis resté que du 1 juillet au 15 août) se relayaient pour filtrer les entrées, l'accès n'étant possible que sur réservation préalbale ou sur invitation d'un résident.
Ma supérette elle-même couvrait une surface d'environ cinquante mètre carrés avec trois banques frigorifiques, trois allées bordées d'étagères de marchandise et une caisse à l'entrée avec écran de vidéo-surveillance alimenté par trois caméras me permettant de surveiller tous les rayons. A l'arrière, une petite pièces d'environ quinze mètres carrés, donnant sur le magazin par une porte, me servait de lieu de repos et de chambre à coucher.
La population du camp était constituée de cadres moyens (beaucoup d'enseignants) et plutôt familiale. La moyenne d'âge devait être d'une trentaine d'années mais il y avait cependant de nombreux enfants et quelques rares personnes âgées, en général des habitués. Beaucoup des résidents se connaissaient pour être venu au camp plusieurs années de suite. Des activités distractives y étaient régulièrement organisées: pétanque, loto, bridge, scrabble… Les résidents sortaient peu du camp.
Que vous dire de plus? Je ne peux tout de même pas, au risque de violer des anonymats, vous donner des noms… Il faudra donc me croire sur parole.
05 avril 2008
L'amour des chiens, encore…
Bien que je me sente un peu canibaliser par tous vos commentaires (mais la dévoration entre humains est souvent une forme d'amour), comment résister? Vérité ou fiction? Internet est un merveilleux terrain d'ambiguïté. Ne pas publier l'aveu que je reçois aurait été une faute. Je vous le livre… Il sera toujours temps ensuite de poursuivre mes récits personnels.
"Je suis émerveillée. Il y a donc des gens à l'ouverture d'esprit
permettant à d'autres d'avoir des fantasmes déviants! Merci à vous de
vos commentaires. Oui, je suis devenue canophile par hasard.
J'ai 40
ans.Profession libérale me permettant de vivre à mon aise. Mon mari est
parti avec sa secrétaire (26 ans). Logique. J'ai pris un amant. Mais
celui-ci préférait m'exhiber dans ses soirées que m'aimer vraiment.
J'ai alors répondu aux avances d'un bel hidalgo. Éjaculateur précoce.
Pas de bol! Et c'est un soir, alors que je venais de prendre mon bain,
qu'en peignoir je m'offrais sur le balcon une flûte de champagne que le
berger allemand, que mon mari, n'ayant pas plus d'égard pour l'une que pour l'autre, avait aussi abandonné, vint poser sa
tête sur mes genoux. A voix douce, je lui racontais alors mes avanies… Pour la première fois de sa vie, il me lécha la main, semblant
compatir à mon désarroi. J'en fus toute émue. Est-ce alors que mon
corps libéra des phéromones qui alertèrent l'animal? Toujours est-il
que je vis sa truffe s'animer et qu'il se mit à chercher la source de ces
fragrances excitantes. Ébahie, curieuse, je le laissai faire. Il
glissa son museau entre mes cuisses, insensiblement je les écartais. Sous mon peignoir, j'étais nue. Sa langue prit ma vulve, dans
l'instant qui suivit, je ressentis un orgasme éblouissant.
Ce soir-là,
après avoir fait toilette, je parcourus sur Internet les sites
zoophiles afin de m'informer. Je ne pouvais, bien entendu, m'en ouvrir à mon médecin. Suffisamment renseignée, ayant vu des photos de filles se
faisant prendre par des molosses, je décidais de franchir le pas. Ayant
découpé le fond d'un jean afin d'éviter les griffures, je me mis en
position de levrette et attendis. Pas longtemps. Le chien me lècha
un moment puis me prit. Il me prit d'assaut. Ses pattes de devant enserrant ma poitrine,
son pieu trouva sans peine le chemin du plaisir. Je sentis
son sperme m'inonder, jouis sans retenue. C'est alors que, comme
le souligne "Gauloise", une autre des lectrices, le chien se détendit, posa sa tête sur mon
épaule, se laissa aller. J'avais son sexe pantelant dans mon ventre
d'où s'échappait encore un peu de sa semence: il n'avait pas envie de se retirer. Je réalisai alors qu'aucun homme, auparavant, n'était resté en moi
après avoir éjaculé.
Celles qui connaissent ce moment extatique me
comprennent. L'amour avec un chien est à classer dans une autre
dimension. C'est ainsi que je suis devenue canophile... par un heureux hasard."
25 mars 2008
De la frustration
Nombre d'entre vous se plaignent que "je ne suis pas assez interactif", c'est-à-dire que je ne réponds pas assez à leurs messages? Qu'en savent-ils? Ce blog est lu par plus de 100 000 personnes, plus de 500 par jour et si je réponds — ou réagit — à certains messages, je ne peux matériellement pas répondre à tous.
Je n'ignore pas ce qu'il y a de frustrant dans cette attitude mais… la frustration ne fait-elle pas partie du plaisir? Personnellement je n'aime pas quand le désir ne rencontre ni résistance ni obstacle car j'ai besoin de conquérir et les (rares mais cependant réelles) fois ou une femme, un homme s'est offert à moi pour une satisfaction immédiate (ne devrais-je pas dire consommation?) je n'en ai tiré qu'un plaisir modéré. Cela ne signifie pas pour autant que j'ai besoin de mener des combats, de faire durer indéfiniment le jeu baroque de la séduction, que je n'aime que ce qui résiste, encore moins que je préfère le viol au partage, je n'ai jamais violé personne et sais que le viol ne saurait me satisfaire… Non, rien de tout ça, mais il me faut, pour une jouissance totale, quelque barrière à franchir, un long et lent déshabillage où chaque vêtement est prétexte à attente, le franchissement de quelque tabou moral, une situation ambiguë ou équivoque, un lieu où je risque d'être surpris, une situation imprévue… L'érotisme est, pour moi, incompatible avec la routine, changer, changer quelque chose dans la relation, est un piment indispensable…
Bref, ne pas répondre à tout le monde, en dehors de l'impossibilité matérielle, est aussi une recherche délibérée de retardement du plaisir. Lectrices, lecteurs, il faut aussi apprendre à me séduire.
06 mars 2008
Du sentiment
Depuis quelques temps, me semble-t-il, mes souvenirs tendent à devenir sentimentaux. S'attendrir sur soi-même, rien de pire. Le plaisir du sexe, s'il ne s'oppose pas au sentiment, n'a pas besoin de lui et la plupart de mes rencontres érotiques en étaient dépourvues. Du moins de ce sentiment mou, gluant, glauque… qui fait partie de la vulgate amoureuse. Pour baiser nul besoin d'aimer. Pour aimer le sexe est indispensable. Ni symétrie ni égalité: souvent j'ai baisé pour baiser. Parfois j'ai aimé. La plupart du temps, non. La sexualité nous est plus fondatrice que les sentiments qui ne réclame que des actes.
Envers la plupart des femmes et des hommes (des hommes surtout, peut-être) avec qui j'ai fait l'amour, je n'ai jamais rien éprouvé d'autre qu'une urgence physique, le besoin irrépressible de me mêler à eux, à leur corps, d'agir sexe à sexe — retour à une animalité primitive si nécessaire à la preuve d'existence. Non que je n'ai parfois, après l'amour, éprouvé quelque chose comme une reconnaissance du plaisir ressenti, une satisfaction du corps débordant sur l'être affectif poussant à rester quelques minutes encore dans la sueur et la plénitude rassasiée l'un de l'autre. Mais la plupart du temps, rien de tel, au contraire, je ressentais souvent une certaine gêne à me séparer, trouvant presque incongru de me voir alors avec cet autre pour lequel, plaisir pris, je n'éprouvais plus rien et dont il me tardait de me détacher.
L'amour est toute autre chose que je n'ai que très rarement éprouvé.
07 février 2008
Une lycéenne au camp de nudiste (02)
Du moins je la trouvais très belle et je ne peux pas dire que je n'étais pas sensible à sa beauté mais le contexte, la lumière, les enfants nus à côté de nous, lavaient cette beauté de toute connotation sexuelle. En fait nous nous regardions à peine, notre attention se fixait sur nos regards comme si les corps étaient, par leur nudité même, gommés de nos pensées. Elle m'avait beaucoup plus excité lors de la soirée d'anniversaire: je ne bandais pas. Heureusement d'ailleurs, dans un camp de nudiste il vaut mieux éviter, c'est considéré curieusement comme une grossièreté car nous rabaissant au niveau de la bête.
De plus je devais, pour la première fois de ma vie, être vaguement amoureux.
Nous nous sommes souvent rencontrés dans le camping, soit parce qu'elle venait faire des courses (ou sous le prétexte de faire des courses) soit parce que, pendant mes heures de repos je la retrouvai sur la plage mais nos relations restaient toujours très chastes et, pour ainsi dire, désincarnées. Nous parlions beaucoup, nous riions, nous éprouvions du plaisir à être ensemble… Cette situation quelque peu étrange avait au moins l'avantage d'endormir la méfiance de ses parents qui me faisaient une confiance totale aussi quand elle émit le souhait d'aller à une fête de village et que je proposai de l'accompagner ne firent-ils aucune objection.
03 février 2008
Une lycéenne au camp de nudiste (01)
Comme je vous l'ai dit dans ma note précédente, j'avais, avant l'été, sympathisé avec une lycéenne d'un lycée différent du mien mais que j'avais rencontrée à l'occasion de la fête d'anniversaire d'un de mes camarades de classe. Nous avions bu ensemble, longuement discuté, sympathisé mais nous nous en étions tenus là…
Nous avions simplement décidé d'échanger nos adresses de vacances, à ma grande surprise, ses parents venaient régulièrement passer un mois dans un camp de nudiste de la région. Je savais que mon père y possédait un petit supermarché aussi, parmi les choix dont je disposais pour gagner quelque argent de poche, je choisis ce lieu là plutôt qu'un autre. Je dois à l'honnêteté de mes aveux — mais cela ne surprendra personne — que ce choix n'était pas dépourvu d'une certaine excitation: je pensais en effet que me retrouver nu auprès de cette lycéenne qui m'attirait, mais dont j'étais resté à une distance chaste, et qui alors se trouverait nue elle aussi ne pouvait que lever quelques inhibitions et faciliter divers rapprochements physiques. Je me trompais. Comme l'a fait remarquer (avec un peu d'animosité il faut le dire) un de mes lecteurs, les camps de nudistes ne sont pas des maisons de rendez-vous. Je ne tardai pas en effet à constater qu'au contraire, se trouver nu au milieu d'une population tout aussi dénudée a pour premier effet de banaliser les corps, les faire rentrer dans le moule d'une certaine neutralité sexuelle. Rien de tel qu'un corps en slip ou maillot de bain pour réveiller la libido, le nu n'intervient bien qu'après une première phase imaginaire or, dans les camps de nudiste, plus rien n'est à imaginer car tout est visible.
Je ne savais pas dans quelle partie du camping ses parents avaient installé leur caravane, aussi est-ce elle qui est venue me trouver dans mon petit supermarché. C'était en début d'après-midi, il n'y avait presque aucun client si ce n'est deux gamins d'une dizaine d'années qui hésitaient longuement pour savoir comment dépenser un euro en sucreries variées. Elle est entrée dans l'éblouissement du soleil extérieur qui ne me permit d'apercevoir tout d'abord qu'une silhouette nimbée de lumière, s'est avancée vers moi, a souri, m'a tendu la main. — Bonjour, comment ça va? Ça va… Notre dialogue commençait bien mal. La situation était assez étrange, j'avais rêvé de me retrouver nu avec cette fille, elle était là, nue, j'étais là, nu, nous nous regardions et nous ne nous voyons pas comme si nos corps étaient gommés, effacés par leur nudité même. Elle était belle pourtant. J'étais beau aussi comme on peut l'être à 17 ans.
22 janvier 2008
Des voitures comme objets transactionnels
Certains d'entre vous m'accusent d'être trop bavard et, comme amants ou amantes déçus, me quittent: "Je n'en peux plus, je m'en vais…" phrases du désir trahi.
Cependant vous avez raison et je ne tiens pas assez mes promesses, comme une éjaculation précoce ou un coïtus interruptus, je promets et ne finis jamais. Assez… ne plus se laisser entraîner, revenir aux fondamentaux (n'est-ce pas merveilleux la façon dont le moindre mot peut prendre une résonance érotique). Revenons…
J'ai eu dans ma vie de nombreuses voitures (une de mes lectrices perspicaces m'attribue 60 ans, c'est un peu exagéré mais bon, je ne suis plus un jeune homme même si mes expériences actuelles valent bien les anciennes, c'est vrai que je parle peu du présent: pudeur ou désir d'anonymat? A vous de voir…). La première étant, pour mes dix-huit ans, une 2CV, puis à vingt ans une petite Spitfire d'occasion offerte encore par mon grand-père. Je suis ensuite monté en puissance (c'est le cas de le dire, mais j'en parlerai en temps utile…). Mais quelle que soit la voiture que je possédais je lui ai toujours trouvé une forte charge érotique.
Pourtant mes premières expériences érotiques avec les véhicules à moteur datent de la camionnette Citroën qui me servait à achalander l'épicerie du camp de nudiste où j'ai passé les vacances d'été de mes dix huit ans. Ce véhicule, en soi, n'avait rien d'érotique, presque carré, lourd, fait de ferraille, sans presqu'aucun aménagement intérieur et pourtant…
Je vous ai déjà dit, je crois, qu'à cet âge là, si j'avais eu des expériences homosexuelles, j'avais eu peu encore de relations sexuelles aprofondies avec des filles de mon âge. Des flirts souvent, des baisers profonds, des caresses mais rien de bien sérieux si ce n'est, l'année de mes quinze ans, mon dépucelage en Angleterre dont je vous parlerai sans doute un jour (mais vous allez encore m'accuser de fantasmer alors que je m'efforce à une grande honnêteté dans cette confession érotique).
Quoi qu'il en soit j'avais, avant les vacances, fortement sympathisé avec une lycéenne mais, baccalauréat primant, nous n'étions pas allé au-delà nous contentant d'échanger nos numéros de téléphone et nos adresses de vacances.
09 janvier 2008
Zoophilie : des chiens
Depuis quelques temps de plus en plus de lectrices font, sur ce site, récit de leurs rapports avec des chiens… Il semble que cette pratique soit bien plus répandue que je n'aurais pu l'imaginer. Bien que n'ayant rien connu de tel, et pour cause (à moins que des hommes aient eu eux aussi des expériences identiques ce que j'avoue ignorer bien que je me souvienne de ce fait divers américain selon lequel un cavalier serait mort toutes viscères défoncées par la trop grande fougue d'un de ses étalons), je suis heureux de cette collaboration à mon blog que, d'une certaine façon elles enrichissent de leurs aventures car tout ce qui fait la vie des individus contribue à l'expérience collective. Et si j'en juge par les recherches qui conduisent vers mes textes, la zoophilie dans son ensemble (la "canophilie" en premier lieu — le chien passe facilement semble-t-il d'objet transitionnel au statut de confident puis à celui d'amant) a de beaux jours dans nos désirs. Le corps humain a des besoins infinis, l'imagination des hommes est sans limites, nous n'en aurons jamais fini de découvrir tous les possibles, tous les rêves et tous les fantasmes. Heureusement car c'est par eux que nous tenons. J'avoue maintenant qu'à lire ces nombreux commentaires ma curiosité est de plus en plus éveillée; mais dans ce territoire je suis vierge, quelle race de chien me faudrait-il acheter et tous les chiens acceptent-ils de partager l'amour de leur maître ou maîtresse?
Je ne peux, à la multiplication soudaine des commentaires — critiques, élogieux, dégoûtés, admiratifs, vindicatifs, apitoyés, jaloux, perspicaces, stupides, complices, haineux — que constater cela. Même quand vous me blâmez, vous me lisez.
Il y a un érotisme de la transgression. La vie sexuelle, quelle que soit la culture, étant toujours encadrée, le plaisir se révèle dans la rupture des cadres — saleté, violence, recherche de l'extrême, flirt avec la mort, dépense gratuite, négation de l'humain en nous…— pornographies, ce qui est interdit procure, du fait même de son interdiction, par cette possibilité qu'a l'homme de ne pas respecter l'interdiction, une jouissance indéniable.
